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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 10:52

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=_1zsSaLiD7Q

 

Prélude de l'Or du Rhin et premières mesures de la scène 1.

 

 

Capture d’écran 2011-08-20 à 15.57.10Nous sommes dans les années 1960. Je suis déjà passionné par Wagner et je découvre ce livre (maintenant trouvable sur : http://www.archive.org/stream/lesensintimedela00cris#page/n5/mode/2up) « Le sens intime de la Tétralogie de Wagner » par Carl de Grisenoy. J’accroche immédiatement à ses théories, explications et illustrations musicales. Je pressens leur grande importance et leur grande richesse.Capture-d-ecran-2012-03-01-a-11.43.20.png

En 2012 je retrouve mes notes de jeunesse qui résument ce livre et je décide de les inclure – avec beaucoup de dessins et d’illustrations sonores – dans mon blog. Je vous en livre ici le contenu.* Presque toutes les notes sont de moi. une seule est de l'auteur et je la signale.

 

Vous trouverez la liste des illustrations en fin d'article, avant les notes. La majorité s'agrandissent en cliquant dessus (y compris pour les cartouches). Ces illustrations illustrent l'évolution de la pensée de l'auteur et non pas la chronologie de la Tétralogie. De même pour les extraits musicaux. Musicalement j'illustre tantôt le texte, tantôt les images.

 

Certes il faut bien connaître la Tétralogie pour suivre la pensée de l'auteur, mais j’ai fait en sorte, avec toutes mes illustrations, que ce soit abordable pour un lecteur voulant s’initier à cette grande œuvre.

Je rappelle que cette Tétralogie est en réalité une Trilogie avec Prologue :

 

Prologue : l’Or du Rhin, sans entracte et formé seulement de quatre scènes et de trois tableaux (2h 3O environ)

 

1è journée : La Walkyrie (trois actes)

 

2è journée : Siegfried (trois actes)

 

3è journée : Le Crépuscule des Dieux (trois actes précédés d’un prologue).

 

L’ensemble durant 16 h réparties en quatre représentations. Wagner a mis 25 ans pour réaliser son projet !

 

  Capture d’écran 2012-03-01 à 11.52.11

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LE SENS INTIME DE LA TETRALOGIE de WAGNER

Carl de Grisenoy

(Ed 1913)

 

 

Prises de note Bernard Cousin (27/2/1960)

(Recopiage pour internet le 29/2/2012 !)

 

 

 

 

 

PREFACE : 

 

L’artiste est supérieur aux autres hommes car il connaît

le « Soleil de la vérité » qu’il ramène aux hommes.

 Capture-d-ecran-2012-03-02-a-12.13.34.png

L’analyse suivante présente la difficulté de ne pas faire dire à l’auteur ce qu’il n’a pas voulu dire. La philosophie de Wagner est choisie assez arbitrairement en ce sens qu’elle peut fort bien ne pas s’appliquer à l’œuvre concrète du Maître. Ainsi lorsqu’il change de philosophie il s’aperçoit que les œuvres précédentes écrites sous l’influence de la philosophie – soit disant passée – contiennent des éléments de sa nouvelle philosophie.

Exemple : le sens original de la Tétralogie fut optimiste. Ayant adopté la philosophie de Shopenhauer, Wagner y découvre un sens pessimiste et avec le Christianisme il y découvre un troisième sens.

De cette séparation entre l’œuvre et les convictions intellectuelles de Richard Wagner il en résulte que l’auteur[1] va se rabattre le moins possible sur les écrits de Wagner. Le but de la recherche de ce livre est d’en faire ressortir les faits que Wagner a pu y mettre consciemment ou inconsciemment.

 

 

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  Feurbach

Schopenhauer
PREMIERE PARTIE : « LA CHUTE »

 

Chapitre 1 : L’idée de chute dans les mythologies en général et en particulier dans les Eddas. »

   

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Dans toutes les mythologies on trouve l’idée d’une faute primitive : le vol d’une chose sacrée. Un parallèle peut être établi entre le rapt de l’Or du Rhin[2] et le fruit défendu du Christianisme d’une part, et d’autre part entre les pommes de vie de Freia[3] et l’arbre de vie du Christianisme. Par cette idée d’impureté, de trouble, introduite dans le monde, il en résulte évidemment, par réaction, l’aspiration à un retour au calme et à la paix originelle du monde : c’est l’Age d’or, parfois placé dans le passé, parfois dans l’avenir.

Dans les Eddas la faute originelle est toujours causée par les Dieux (les Ases). Le plus souvent c’est Locki (ou Locke), le dieu du mal et de la fourberie, le coupable ; et il s’agit aussi presque toujours d’un pacte conclu entre les Dieux et les géants, Freia en étant le prix.Capture-d-ecran-2012-03-01-a-13.15.33.png

Dans l’un des Eddas on parle de la construction d’un château par les géants sous l’ordre du Dieu Odin. C’est dans ce dernier Edda seulement que l’idée de faute existe avec un sens plausible, car en effet, les Dieux, en demandant la construction du Walhalla et en créant un pacte avec les géants savaient pertinemment qu’ils avaient l’intention de ne pas tenir le prix. Ils commettent donc là une faute certaine. Dans les autres Eddas la faute reste vague, voire inexistante. Cette idée de chute, de « Crépuscule des Dieux » (Ragnaröck) s’expie par trois hivers consécutifs et rigoureux, sans été, suivis d’un embrasement final qui purifiera la terre et l’air d’où il sortira une terre et un ciel nouveau.

Chez les Scandinaves, l’âge d’or semble placé dans le futur.

 

Chapitre 2 : « Idée de chute dans la Tétralogie »

 

 

 

Il s’agit d’une suite de fautes causée par Wotan. Il écoute les conseils perfides de Loge, demande par orgueil la construction du Walhalla et met perfidement en prix Freia.

L’or à l’état pur, représente la loi primitive du monde, la pureté, l’amour, la paix, l’ordre. A la fin du « Crépuscule » quand il retrouve cette forme primitive c’est le bonheur idéal.

L’or en anneau c’est le renoncement à l’amour, la malédiction, la haine. Remarque : la roue et l’anneau ont toujours été symboles de fatalité et donne une idée de cycle[4].Capture-d-ecran-2012-03-01-a-13.44.53.png

Dans la Tétralogie il y a donc deux âges d’or, un dans le passé, avant le vol de l’or, l’autre dans le futur.

Le dilemme pour Wotan est terrible : - accepter la mort (autrement dit ne pas donner l’or aux géants et le rendre au Rhin, donc renoncer à Freia et à ses pommes de vie). – ou condamner le monde à sa perte (garder Freia et ses pommes ce qui donnera l’illusion de garder la vie).

Il est d’ailleurs notoire que lorsque Wotan verra sa lance brisée par Siegfried[5] il renoncera lui-même aux pommes d’or de Freia. Car il est bien certain que tant que l’or n’est pas retourné au fond du Rhin revêtir sa forme primitive le monde ne connaîtra pas l’harmonie.

 

Capture d’écran 2012-03-02 à 09.45.56

 

Donc : choisir la mort ou la fin du monde ! Et Wotan, par orgueil, choisit la fin du monde pour jouir encore d’une illusion de vie. Seule la mort des Dieux peut encore sauver le monde, mais Wotan n’est pas encore prêt pour les grands renoncements.

Freïa, pour Fasolt[6] c’est tout simplement la femme ; mais pour Fafner c’est la vie des Dieux.

 

 

 

 

 

 

Freia, die holde

Holda, die Freie

Freia la belle

Holda la libre

 

Il y a deux fautes de Wotan : le mensonge sur le prix du Walhalla et le vol de l’Anneau à Alberich[7].

 

Capture d’écran 2011-12-21 à 11.10.37

 

Il y a une désharmonie entre la force (le Walhalla) et le droit et la raison (la lance de Wotan) : on n’atteint pas la force par le droit, c’est là le point faible d’où partira tout l’écroulement.

Loge : c’est « l’insidieux serpent biblique ». C’est lui qui est à la base de tout et Wotan le reconnaît lui-même à Brünhilde dans sa grande tirade de la scène 2 du IIè acte de la Walkyrie. C’est sur ses conseils que Wotan agit et c’est lui (Loge) qui détruira le Walhalla. Une seule fois il a été dompté par Wotan[8]. Loge est le dieu du feu, mais aussi celui de la ruse.

 

Loge heisst du,

Doch nenn’ich dich Lüge

C’est toi le feu

Mais plus encore le fourbe.[9]

 

Le feu a deux significations : la destruction et la purification. Loge est comme le temps : il évoque une idée de fuite éternelle[10]. Son leitmotiv évoque d’ailleurs bien cette impression de fuite insaisissable. Loge à la fin de l’Or du Rhin exprime bien ses intentions : retourner en flammes sifflantes pour perdre ses dompteurs. C’est son aspect destructif.

Les Nornes au prologue du « Crépuscule » s’interrogent sur le sort de Loge.

 

 

 

 

 

Capture-d-ecran-2012-03-02-a-09.51.31.png

 

Wotan l’a dompté par sa lance8 mais Loge en rongeant les Runes[11] gravées sur la lance s’affranchit ainsi de la loi qui le liait à Wotan.

Le génie de Wagner consiste donc à avoir rénover les Eddas vieillis en leur donnant un sens qui remonte à la source du monde :

-       le péché originel est nécessaire pour la Rédemption.

-       Le péché d’Adam est nécessaire pour le salut du monde par le Christ en croix.

« O péché d’Adam, péché nécessaire puisqu’il a été effacé par la croix de JC. O heureuse faute puisqu’elle a eu un tel réparateur », chantait l’Eglise catholique[12] le Samedi Saint durant la bénédiction du cierge Pascal.

Infini est le nombre de poètes et de mythes, les plus libres et les plus affranchis, qui partent de ce point de vue. Il semble bien qu’il s’agisse là de la seule possibilité d’expliquer le monde[13].

 

DEUXIEME PARTIE : WOTAN

 

Chapitre 1 : « Les efforts de Wotan vers la Rédemption »[14]

   

 

 

 

 

 

 

Dans l’esprit de Wotan se dessinent deux perspectives : - mise en garde par Erda[15] et par le premier des ravages de l’anneau (mort de Fasolt). Il envisage un futur catastrophique. – et une possibilité d’éviter la catastrophe par l’Epée des Dieux[16] dont le leimotiv

 Capture d’écran 2012-03-02 à 15.58.56

 [17].

 

  Le Rhin – ou la Nature – c’est le monde à l’état primitif, en paix, en harmonie avec lui-même.

 

L’épée c’est le moyen par lequel Wotan va tâcher d’atteindre la Rédemption. Capture d’écran 2012-03-02 à 09.55.18Or la Rédemption n’est qu’un moyen pour retourner à la pureté naturelle du monde. Le Walhalla n’est plus alors le symbole de l’orgueil mais de la Rédemption. Wotan envisage ici de le faire garder par des guerriers. Ce qu’il ne peut faire il envisage qu’un autre le fera. Les Runes l’empêchent de violer tous les traités sous peine de perdre ses pouvoirs divins.

Erda (la Gaïa Grecque) : c’est le cœur du monde, c’est la Nature, son leimotiv d’ailleurs (les Nornes) se confond presqu’avec celui du Rhin (mais en mouvement descendant).

 

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« Son sommeil est rêve, son rêve est pensée, sa pensée est savoir[18]. »

Ici intervient le rôle des Walkyries : chercher les guerriers tués en armes et les ramener au Walhalla. Ainsi elles manifestent leur rôle de Rédemption, et cela l’est également par leur onomatopée verbale :

 

Wal kyrie

Wal halla

Il y a une idée de choix.

 

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Capture-d-ecran-2012-03-02-a-11.48.24.pngLes neuf Walkyries semblent être une transformation Nordique des neuf Muses de chez nous. Elles deviennent les divinités des morts. D’ailleurs le leitmotiv des Walkyries[19] de l’Epée et du Rhin se ressemblent[20].

Lorsque l’idée de la voie de la Rédemption naît dans l’esprit de Wotan – symbolisée par l’apparition de l’épée – naît aussi dans son esprit l’idée des Walkyries. Il descend vers Erda, la charme par l’amour et elle lui livre l’une des racines du Crépuscule des Dieux :

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=KMTRqAgLw04

 

 

« Quand l’esprit ténébreux de l’Amour[21]

Engendrera son fils dans la colère[22]

L’on verra s’écrouler le céleste séjour[23]. »

 

 

 

 

 

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La seule possibilité de Rédemption est de rendre l’or au Rhin. Seul un héros affranchit des Dieux pourra le faire[24]. Or les héros sont ramenés au Walhalla par les Walkyries et les Walkyries sont filles de Wotan[25]… !

Wotan va alors créer une révolte contre lui-même : il descend sur terre s’unir à une mortelle, engendrant ainsi Siegmund et Sieglinde,Capture-d-ecran-2012-02-21-a-12.12.32-copie-1.png puis par une série de malheurs il fait se révolter Siegmund contre les Dieux. C’est ici qu’intervient vraiment l’idée de l’épée divine protectrice de Siegmund. Wotan voit l’inceste de ses enfants d’un œil approbateur. Il y voit le couple rédempteur. Mais l’intervention de Fricka[26] précise à Wotan le rôle que celui-ci a joué dans la vie malheureuse de Siegmund. Capture d’écran 2011-09-04 à 13.49.49Celui-ci n’est donc pas affranchi de la loi divine. Ici Wotan accepte un énorme sacrifice : briser la vie de celui dans lequel il avait mis tout son espoir. Il éprouve un dégoût pour la race divine. Il est à noter que tout le rôle de Wotan ne consiste qu’en une série de renoncements, depuis l’Or du Rhin jusqu’au suprême renoncement final[27].

Lorsque Brünhilde se révoltera dans le rôle que lui assigne son père, le premier pas vers la Rédemption sera fait[28].

Ici apparaît l’incapacité de Wotan de trouver la Rédemption. Le Pécheur ne peut être Rédempteur. Seul un être pur peut s’en charger : le bouc émissaire, Parsifal, JC. Ainsi donc les souffrances du Golgotha par un homme pur assurent le salut de l’Homme que lui, pécheur, ne peut assumer seul.

En parallèle à Wotan Alberich engendre son fils22. « Ainsi le mal est libre alors que le Bien est enchaîné. »

 

 

 

Ci-dessous en deux illustrations : Crépuscule Acte II scène 1

 

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Si le rôle de Wotan, dans les deux derniers drames[29] semble s’effacer il est toujours très présent, le centre de tout, c’est le résultat de ses actions précédentes.

 

 

Chapitre 2 : « Réflexions sur le personnage de Wotan »

 

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https://www.youtube.com/watch?v=0FvFzWf4A48

 

 

Capture-d-ecran-2012-03-03-a-11.49.16.pngWotan tient un rôle privilégié dans toute la Tétralogie. Les autres Dieux ne sont que des symboles et lui obéissent aveuglément. Freia, comme les autres, n’est que la faculté d’aimer de Wotan. Loge seul est indépendant. C’est une puissance élémentaire. Wotan est le Dieu unique.

Wotan, comme Odin, n’a pas produit le monde, il l’a seulement organisé et bien qu’il en soit prisonnier par les lois il peut le détruire par un seul acte de volonté.

Wotan, Odin, les Ases en général sont des Hommes déifiés, et en effet Wotan est bien humain, il souffre, il éprouve des sentiments, des passions. Il ressemble à Adam.

 

On peut également donner cette explication : Wotan et les Ases représentent la classe Aristocratique. Alberich est l’ennemi social, la tyrannie et l’anarchie, Siegfried et Brünhilde la libération des dures lois primitives.

 Capture-d-ecran-2012-03-02-a-12.37.03.png

 

La lance de Wotan est tirée du Frêne du Monde Igdrasil, les Runes gravées sur cette lance représentent les Lois de l’Univers.

 

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En Scandinavie, pour illustrer le fait que toutes les choses humaines, toutes les parties du monde, communiquent entre elles on a pris l’image de la sève qui circule dans le tronc d’un arbre.

Mais chez Wagner Igdrasil représente le monde passé, il brûlera d’ailleurs avec le Walhalla et il périt de la blessure que lui a faite Wotan en taillant sa lance dans l’une de ses branches. La lance est donc bien la cause de la fin du monde.Capture d’écran 2012-03-02 à 12.44.50

Fricka25 est la personnification de la sagesse que Wotan obtint en buvant à la source de sapience au pied d’Igdrasil, moyennant le paiement d’un œil[30]. Fricka est comme Freia la personnification d’une faculté de Wotan, ici celle du sens du possible, du réel : savoir choisir les actions réalisables dans le rêve de domination de Wotan. Les Runes gravées sont le fruit de la Sagesse. L’œil perdu peut être l’intuition délaissée pour la froide intelligence – ce qui ne change d’ailleurs en rien le cœur de Wotan qui aspire toujours au rêve, à l’idéal. Wotan est donc le fini, le concret, et aussi l’infini et l’inconnu. La lance où sont gravées les Runes est personnifiée par la sagesse logique de Fricka.

Le Walhalla, fruit du désir, est personnifié par Brünhilde (« fille du désir »).Capture-d-ecran-2012-03-02-a-16.07.01.png Donc Brünhilde est à l’opposé de Fricka, désir de Sagesse. 

Il y a deux désirs de sagesse chez Wotan : Erda et Fricka. Mais le vrai désir est la Walkyrie. 

Wotan est comme Osiris : il pousse (fouet et désir) et retient le Monde (Sagesse des Runes).

 

Le sens de l’épée pour Wotan : elle est une volonté humaine, sans Runes gravées, sans traité, donc sans condition.

 

Siegmund n’est ni la spontanéité ni la liberté il n’est que la pensée de Wotan.

 

 

L’épée ne prendra sa pleine réalité de liberté, de courage, de spontanéité, seulement lorsqu’elle aura été rompue par la lance[31]

et reforgée par Siegfried[32].

 

 

 

 

 

 

 

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Brünhilde est fille du désir de Wotan, elle va rompre ce lien, abandonnera le monde divin pour devenir autonome, donc différente et contraire à Wotan. Ce qu’elle sera après la suppression de sa déité elle seule peut le dire : le ciel et la terre la séparent de Wotan. Brünhilde devait suivre son père puisqu’elle est « Lui », le niant elle s’affranchit. Dès lors Wotan n’est plus « le centre d’où tout rayonne ». Brünhilde et Siegfried, sortis de Wotan mais différents de lui, pourront seuls rédimer le monde.

Avec Brünhilde indépendante Wotan perd le goût d’agir.

Toute la Tétralogie peut donc se diviser en deux parties : - la première jusqu’à la désobéissance de Brünhilde – la seconde : tout le reste.

 

 

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TROISIEME PARTIE : « LA REDEMPTION »

 

 

Chapître 1 : « la libération »

 

En désobéissant à son père, Brünhilde accomplit donc son premier pas vers la Rédemption.

L’épée « Nothung » n’existant que par la volonté du Dieu il est donc naturel que la lance la brise. Contre la volonté de Wotan Sieglinde est sauvée par Brünhilde et va se cacher à Neidhöl, là où Wotan perd son pouvoir puisqu’il s’agit de la cachette de l’or et que par le traité il ne peut reprendre l’or.

Il est certain que si Brünhilde n’avait pas sauvé Sieglinde, Wotan, en la tuant, aurait tué la seule voie de Rédemption. Il s’agit donc bien là d’une action complètement détachée de la volonté de Wotan : c’est un pas vers la Rédemption. Brünhilde est innocente, elle n’a pas touché l’anneau, le poids des Runes de Wotan ne pèse pas sur ses épaules. C’est grâce à elle même que Brünhilde pourra s’unir à Siegfried, c’est elle qui demande la présence du mur de feu qui éloignera les lâches.Capture-d-ecran-2012-03-03-a-11.38.06.png

 

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Au premier acte de Siegfried les intentions de Mime7 sont les suivantes : il a élevé Siegfried pour que celui-ci tue Fafner (tranformé en dragon) et pour que lui, Mime, s’empare ensuite du trésor.

 

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https://www.youtube.com/watch?v=08vTtu4pmjk

 

 

Wotan Errant (Wanderer) : il a une grande cape, un bâton de voyage et son chapeau rabaissé sur les yeux. C’est ainsi qu’est représenté Odin en Scandinavie.

 

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Siegfried n’est pas seulement l’être qui ne connaît point la crainte mais qui ignore aussi les lois du monde, les Dieux, les Runes. Il peut donc seul ainsi, franchir les flammes dont l’abord est interdit à tous ceux qui craignent la lance de Wotan.

 

http://www.wagneropera.net/Operas/Intro-Siegfried.htm

 

link

 

Siegfried forgeant lui-même « Nothung » forge sa propre liberté et c’est justement son ignorance dans l’art de forger qui lui sert.

Les géants sont soit la primordiale humanité soit les forces naturelles.Capture d’écran 2012-02-21 à 09.25.10-copie-1

 

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Dans les Eddas ils sont toujours ennemis des Ases. Fafner est le vieux monde  dégradé par l’anneau. Siegfried c’est le nouveau monde. Mais le fait que Siegfried ne connaisse pas l’anneau et son pouvoir est un grand danger, car une fois le dragon tué l’anneau peut retourner aux mains de Mime ou d’Alberich.

 

 

 

 

Capture-d-ecran-2012-03-02-a-15.53.31.pngOn peut voir dans l’oiseau la voix maternelle de Sieglinde ou la providence des Wälsung[33], ou bien encore celle du nouveau monde qui rendra l’or au Rhin, assumant ainsi la Rédemption.

 

 
Au début de l’acte III de Siegfried Erda ne sait plus.  C’est Wotan qui lui apprend la suite des événements, il a compris, il est résigné. Calmement, il sait. Erda va disparaître aussi.
 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=0X-ld4km6QA

 

 

 

 

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La rencontre Wotan Siegfried est un symbole[34]. Cette fois la lance de Wotan est brisée par l’épée reforgée de Siegfried. C’est la nouvelle humanité qui brise l’ancienne, les Runes etc… Nothung s’est affranchi de la pensée de Wotan par la main de Siegfried.

 

Le réveil de Brünhilde[35] : Chez Brünhilde c’est à la fois la joie et la révolte. Chez Siegfried c’est l’éveil sexuel. Brünhilde perd son caractère divin elle devient mortelle[36], elle perd sa vue parfaite et prophétique de déesse. C’est le second pas vers la Rédemption. Le ciel et la terre s’unissent, humanité égale divinité.

La lance divine brisée c’est la libération de l’Homme, la victoire sur Fafner, sur Wotan, c’est la liberté.

Lorsque le coupable prolonge sa vie jusqu’à l’apparition du rédempteur, il meurt purifié (Wotan, Anfortas[37]). Le Rédempteur apporte une loi nouvelle – de même pour Parsifal.

 

Chapître 2 : « La Rédemption »

 

Wotan a compris qu’un nouveau monde allait naître : il fait couper le frêne du monde et le fait déposer en bûcher autour du Walhalla. Le « Crépuscule » est aussi l’Aurore d’une humanité neuve qui apparaîtra quand la malédiction d’Albérich[38] cessera.

Au moment où les trois Nornes vont prédire l’avenir[39] le câble se rompt. C’est le signe d’un changement d’hégémonie. Cette prédiction dépasse leur science. Le futur sera sans aucun lien avec le passé. Les Nornes et Erda disparaîtront aussi et tous les témoignages de l’ancien monde : Wotan, le câble, le frêne, l’or.

 

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Dans les Eddas le cataclysme est pire : ciel ET terre sont remplacés. C’est alors l’âge d’or.

La réaction de Brünhilde devant la demande de Waltraute[40] nous amène à ce paradoxe : l’anneau qui fut à l’origine forgé en renonçant à l’amour, devient maintenant, pour Brünhilde, gage d’amour. C’est une preuve supplémentaire de la séparation des deux mondes. Mais c’est aussi l’empreinte de la malédiction d’Alberich.

 

 

 

Capture-d-ecran-2012-03-03-a-11.32.55.png 

Mais Brünhilde n’a pas encore compris, elle croit seulement avoir compris[41]. Hagen seul sait que Siegfried et Brünhilde sont époux. Avec Hagen la malédiction est aussi représentée sur terre. Le philtre est le résultat naturel de la malédiction[42]. Le couple rédempteur est ignorant du mal du monde, il en souffre, ce qui ne le rend pas pour autant complice. Siegfried n’a pas désiré l’anneau. La malédiction est là cependant. Ainsi lorsque Brünhilde brandit l’anneau à la fin de l’acte I pour se protéger c’est ce qui cause sa perte[43].

 

 

 

 

Acte II du « Crépuscule » : seul Hagen peut comprendre le scandale de la scène 4[44].

 

 

 

Capture-d-ecran-2012-03-03-a-11.41.09.pngPour lui les évènements sont propices, Siegfried est devenu parjure et Brünhilde va révéler à la scène 5 le seul endroit vulnérable du héros.  Dans le trio final l’œuvre des ténèbres s’étend par tout le monde. Siegfried va mourir, mais qui aura l’anneau ? Le couple rédempteur est disloqué. Sous l’influence du filtre Siegfried perd son caractère de héros. Il devient brutal (fin du 1er acte), vulgaire (fin de la 1è scène du IIIè acte).

 

Crépuscule Acte I & II :

Le château de Gunther sur les bords du Rhin.

 

Ci-dessous : Crépuscule Acte I scène 2

(de gauche à droite : Gunther, Gutrune, Siegfried et Hagen)

 

 

 

Ci-dessous : Crépuscule Acte II scène 2

Hagen assis - Siegfried debout

 

[Le Crépuscule des dieux] Vor der Halle der Gibichungen. Wagner, Götterdämmerung, II, A : [estampe] / Jos. Hoffmann pinx. ; H.L. Fischer sculp.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Crépuscule Acte III scène 1

 

 

C’est un peu semblable pour Brünhilde lorsqu’elle complote la mort de Siegfried, elle devient plus humaine.

Dans la scène 2 du IIIè acte quand Siegfried recouvre la mémoire Gunther découvre alors la perfidie de Hagen. Dans la mort de Siegfried le sacrifice n’est pas volontaire.

 

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A propos de la célèbre marche funèbre Lavignac écrit : « il s’agirait plutôt d’une « oraison funèbre ». En fait « la Tétralogie tout entière s’incline sur la mort de Siegfried ». Cette marche funèbre, la nuit, est aussi la marche qui porte sur le brancard improvisé la destinée du monde car l’anneau est toujours au doigt de Siegfried.

A la scène 3 Brünhilde apparaît sur les thèmes de la Nature, du Rhin, des Nornes et du Crépuscule des Dieux.

 

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C’est là seulement qu’elle comprend que sa douleur est nécessaire à la Rédemption. Elle sait « tout »[45]. C’est consciemment et volontairement qu’elle va réaliser la Rédemption du monde.

 

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C’est le renoncement parfait, à Siegfried, à l’amour par la douleur. On arrive ici à un niveau Chrétien.

 

 

La CONCLUSION de ce drame n’est donc ni optimiste ni pessimiste : il s’agit de la Rédemption du monde, Rédemption que la douleur a fécondée.

 

 

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ANALYSE ET REFLEXIONS SUR PARSIFAL

 

 

Parsifal et l’Anneau sont frères de la même idée. Siegfried et Parsifal sont purs. Parsifal agît par amour et par pitié, mais Siegfried agît uniquement par instinct. Brünhilde comprend « Tout » devant le cadavre de Siegfried ; Parsifal comprend tout après le baiser de Kundry. Siegfried et Parsifal ont eu une enfance semblable : père tué en armes avant la naissance de l’enfant, mère morte avant la Rédemption, adolescence passée dans les bois loin de toute société. Par instinct ils ont tous deux le don de Soi absolu et permanent. Anfortas et Wotan ne peuvent se racheter eux-mêmes. Tous deux aspirent à la mort, Anfortas à la mort Chrétienne, Wotan à l’anéantissement du monde. Dans l’Anneau il s’agit de la lutte d’une volonté libre contre la fatalité d’une malédiction (thèmes de la Tragédie Grecque).

Wotan tend constamment vers la Rédemption. Les Runes apportent une nouvelle initiation du monde. D’ailleurs Odin est censé avoir apporté à son pays calcul et écriture.

Avec le Christianisme l’Homme doit livrer une lutte avec lui-même mais nous en voyons seulement le résultat. Dans le drame païen l’Homme lutte contre les monstres, alors que le Chrétien tend vers le passé par l’examen de ses fautes et vers l’avenir par les résolutions prises… Les héros vivent toujours tout entier dans le présent, ce sont des intuitifs.

 

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Parsifal n’est pas le Rédempteur, c’est un imitateur du Christ. Parsifal seul ne pourrait racheter personne, il contribue ainsi aux souffrances du Calvaire. « Rédemption au Rédempteur ! »[46] « La pureté musicale de Parsifal se sent mais ne s’explique pas . »

 

 

 

 

 

Le mystère Chrétien de l’Incarnation a vraiment inspiré Wagner. Il semble bien que Wagner, instinctivement ait remonté aux sources de la Vérité.

 

Carl de Grisenoy

 

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LISTE DES ILLUSTRATIONS :

 

1è partie : chapitre 1 - 2è image Odin dans une représentation traditionnelle.

 

     chapître 2 - 1è image : Ouroboros, symbole rosicrucien et alchimique.

-       2è image : l’Or du Rhin 1è scène dans le décor d’origine de Brückner (pas le compositeur !)

-       3è image : mise en scène moderne (en Allemagne ?) et respectant cependant très bien les idées de Wagner : final de l’Or du Rhin.

-       4è image : les Nornes (Prologue du Crépuscule des Dieux) sans doute mise en scène de Wieland Wagner.

 

2è partie : chapître 1 - 1è image : un exemple de Runes.

-       2è image : le rocher des Walkyries, décors de la création (1876).

-       3è image : les Walkyries (La Walkyrie acte III),

      mise en scène de Wieland Wa gner.

-       4è image : « scènes de la Tétralogie » par Ul de Rico : invocation d’Erda au IIIè acte de Siegfried.

-       5è image Peter Hofmann dans Siegmund - en cartouche le même avec Jeanine Altmeyer dans Sieglinde.

-       6è image : « scènes de la Tétralogie » par Ul de Rico : 1è scène de l’acte II du « Crépuscule » (Gunther et Hagen).

 

                 Chapître 2 - 1è image :Wotan, final de la Walkyrie, mise en scène Patrice Chéreau (1977 – 1980) – cartouche de gauche Rudolf Bockelmann, Wotan de 1931 à 1941 – cartouche de droite une peinture de Wotan.

-       2è image : « Le Crépuscule » Acte II scène 4 dans la mise en scène historique de Patrice Chéreau.

-       3è image : Igdrasil, le Frêne du monde, « scènes de la Tétralogie » par Ul de Rico.

-       4è image : idem avec Wotan taillant sa lance dans une branche d’Igdrasil.

-       5è image : Osiris.

-       6è image : Siegfried final de l’acte I – mise en scène P. Chéreau avec Zednik dans Mime.

-       7è image : Siegmund et Brünhilde « La Walkyrie » Acte II sc 4 – Peter Hofmann et Gwyneth Jones, m en sc P. Chéreau.

 

 

3è Partie : Chapître 1 : 1er cartouche droite : « les adieux de Wotan » (final de la Walkyrie) dans une mise en scène de Tietjen & Preetorius - 1937 - 2è cartouche de gauche : toile de Gaston Bussière (salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Macon !)

            - 1è image : le sommeil de la Walkyrie par Hans Toepper.

            - 2è image : Siegfried - Ier acte scène 3 : Mime de Hans Breuer, rôle de Mime (date inconnue).

            - 3è image : le dragon du IIè acte de Siegfried en 1951. (sans doute m en sc de Wieland Wagner)

            - 4è image : Siegfried - Acte III scène 2 avec MacIntyre dans le « Wanderer » (Wotan).

            - 5è image : les géants, l’Or du Rhin scène 2. Mise en scène P. Chéreau.

            - 6è image : « L’oiseau » dans l’acte II de Siegfried au Staatsoper de Stuttgart – 2002 – 2003 - dans une mise en scène idiote et vulgaire pour les 1er et 3è acte et géniale pour le second acte.

            - 7è image : idem : Wotan au IIIè acte de Siegfried !

 

Chapître 2 -1è image : Le fil des Nornes s’est rompu, les Nornes redescendent sous terre retrouver leur mère Erda. « scènes de la Tétralogie » par Ul de Rico

- 2è image : La malédiction d’Alberich à la scène 4 de l’Or du Rhin par Zoltan Kelemen  m en sc P. Chéreau.

              - 3è image : P. Chéreau : trio final de la dernière scène du IIè acte du « Crépuscule ».

              - 4è image : Acte III 1è scène du « Crépuscule » Siegfried et les filles du Rhin tableau de G. Bussière (toujours à Macon !)

              - 5è image : Marche funèbre de Siegfried (IIIè acte du « Crépuscule ») - origine inconnue.

              - 6è image : Brünhilde avec son cheval Grane : Amalie Materna – 1876 –

- 7è image : final de la Tétralogie : « scènes de la Tétralogie » par Ul de Rico

 

Analyse et réflexion sur Parsifal : Parsifal Acte I, second tableau, m en sc Wieland Wagner.

 

-       Dans les notes : cartouche de gauche : Les dieux nus et les pommes d’or de la jeunesse éternelle d’Erda. « scènes de la Tétralogie » par Ul de Rico.

 

 

           

 

 

 

   


* Je découvre avec stupéfaction en faisant mes recherches iconographiques que j'ai été publié sur le mêmeCapture-d-ecran-2012-03-02-a-16.10.37.png sujet dans la revue "Oblique" en 1979 page 148 !

[1] Donc Carl de Grisenoy

[2] 1è scène de l’Or du Rhin – prologue de la Tétralogie.

[3] 2è scène d

e l’Or du Rhin. Elle possède des pommes d’or qui donnent la jeunesse éternelle aux Dieux.Capture-d-ecran-2012-03-02-a-16.24.29.png

 

[4] Qu’exprime d’ailleurs le leimotiv Wagnérien.

[5] Siegfried Acte III scène 1.

[6] Les deux géants de l’Or du Rhin se nomment Fasolt et Fafner.

[7] Albérich est un gnome, il est frère de Mime. C’est lui qui a volé l’or du Rhin puis l’a forgé en anneau en renonçant à l’amour. Wotan lui arrache l’anneau à la scène 3 de l’Or du Rhin.

[8] A la fin de la Walkyrie.

[9] Paroles prononcées par Froh dans la 2è scène de l’Or du Rhin.

[10] Comme dans « le lac » de Lamartine. (note de l’auteur)

[11] Les Runes – écriture ancestrale – gravées sur la lance de Wotan gèrent les fondements du monde.

[12] Que je n’ai trouvé dans aucun missel !

[13] Et on retrouve ici les théories illuministes du XVIIIè siècle, particulièrement Martinez de Pasqualy.

[14] Ce chapitre commence par une géniale explication de texte du final de l’Or du Rhin qui n’a pas été reproduit.

[15] Déesse de la Terre et mémoire universelle. 

[16] Dont l’ajout tardif par Wagner s’est avéré nécessaire.

[17] Il n’est formé que par les trois notes de l’accord parfait. Il est d’ailleurs extraordinaire d’avoir une telle puissance d’évocation avec si peu de moyens.

[18] Siegried, Acte III scène 1.

[19] La fameuse Chevauchée des Walkyries.

[20] Toujours les trois notes de l’accord parfait – majeur ou mineur -.

[21] Alberich.

[22] Hagen – qui n’apparaît que dans le « Crépuscule ».

[23] C’est évidemment le Walhalla.

[24] Ce sera évidemment Siegfried. Mais Patrice Chéreau, dans sa mise-en-scène historique, est d’une autre opinion.

[25] Et d’Erda - en tout pour Brünhilde -.

[26] C’est la « légitime » de Wotan !

[27] Un peu comme toute la vie de Liszt lui-même (conférence sur le renoncement chez Liszt au CNSMDP).

[28] La Walkyrie Acte II sc 4.

[29] Siegfried et le Crépuscule des Dieux.

[30] Voilà pourquoi Wotan est borgne.

[31] Fin du IIè acte de la Walkyrie.

[32] Premier acte de Siegfried.

[33] Les Wälsung sont la race maudite créée par Wotan : Siegmund et Sieglinde.

[34] Siegfried Acte III scène 2.

[35] Fin du 3è acte de « Siegfried ».

[36] Ce qui est capital pour bien comprendre (et accepter) l’immense duo final. Humanisation que le texte et la musique décrivent soigneusement (et longuement).

[37] Le « Roi Pêcheur » (sic) dans Parsifal.

[38] Scène 4 de l’Or du Rhin.

[39] 1er tableau du prologue du Crépuscule des Dieux.

[40] « Crépuscule des Dieux » acte I scène 3. Waltraute est une Walkyrie, l’une des huit sœurs de Brünhilde.

[41] Durant tout le 1er acte du « Crépuscule ».

[42] « Crépuscule » Acte I scène 2.

[43] Le gage d’amour devient malédiction.

[44] Où on chante : «  Brünhild’ und Gunther, Gutrun’ und Siegfried » !

[45] « Alles, alles, alles weiss ich – alles ward mir nun frei ! »

[46] Paroles finales de Parsifal.

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