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DE 1955 A NOS JOURS


 

J'ai nettement l'impression d'avoir vécu au Moyen-Age, technologiquement parlant, au cours de ma vie.
 

 

 

 

Songez qu'étant enfant il n'y avait dans la maison familiale que la radio ! Et encore ! C'était les débuts de la FM dont papa était pionnier dans notre petite ville ! Et encore! Il fallait attendre environ une minute "que ça chauffe" pour que le son apparaisse!

 

 

 

 

 

 

Certaines soirées on écoutait un policier par Radio Sottens (la Suisse) – et je me souviens aussi de « la famille Duraton » et de l'émission « les tyrans sont parmi vous » sur Radio Luxembourg je crois, émission illustrée par « la marche des trois oranges » aux rythmes qui se voulaient terrifiants de Prokofiev.

 

 

 

 

 

 

Ni TV, ni téléphone donc ! C'est sur, c'était bien le Moyen-Age !

Je me souviens de l'arrivée du téléphone chez nous vers les années 50. Il fallait juste décrocher et on tombait sur une opératrice. Il n'y avait rien à faire d'autre. On demandait son numéro c'était tout. L'étude paternelle c'était le 16. Nous on était le 5.17 !

 

 

 

 

 

et dans la moindre campagne ça donnait ça :

 

 

 

Mais ça (ci-dessus) je n'ai quand même pas connu!

 

Bien que ce soit professionnel, ça (typograhe ci-dessous) j'ai connu!

 

 

 

 

PAS DE THEATRE non plus dans notre petite ville! Il a fallu que j'aille à Gray où passait la Comédie de l'Est*.

 

* Actuellement théâtre National de Strasbourg TNS.

 

http://bernardcousin.over-blog.com/article-mes-vocations-79970166.html

 

 

 

Plus tard, marié et père de famille on organisa tant et tant d'animations et de stages de théâtre et d'astronomie que je me demande maintenant, en 2016, par quels moyens nous nous faisions connaître ! J'avais créé une association qui informait ses membres ainsi que quelques annonces, parfois payantes, dans différents canards ou feuilles de choux ; mais c'était tout et c'était difficile !

 

 

 

 

 

Il existait aussi la ronéotypie : GESTETNER en l'occurence (qui semble exister toujours). C'était une véritable petit imprimerie, lourde, qu'on pouvait avoir chez soi, avec stencils perforés et tubes d'encre. On pouvait imprimer très vite plusieurs dizaines de feuilles à la minute - d'abord sans dessins ensuite avec dessins – Je m'en suis grandement servi ! C'était un bon moyen de communication.

Ensuite on mettait tout ça dans des enveloppes et hop ! À la poste par paquets de 10, 100 ou mille pour les grandes entreprises !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

 

 

Mais évidemment pour utiliser et perforer ces "stencils" il fallait utiliser la fameuse machine à écrire - en supprimant le ruban encreur afin que la frappe déchire vraiment le mince papier qui composait le stencil -

 

 

 

 

Qui n'a jamais publié de mémoire tapé à la machine ne peut pas s'imaginer les difficultés que cela engendraient!

La moindre erreur était un petit drame!

 

- Sur le stencil on mettait une sorte de vernis à ongle (rouge) qui bouchait l'erreur afin qu'on puisse refrapper dessus mais le résultat était loin d'être évident!

 

- sur le papier c'était du blanc qu'on devait mettre et il fallait attendre qu'il sèche pour pouvoir réécrire dessus. S'il s'agissait de plusieurs lignes à corriger alors c'était des bandes étroites de papier qu'il fallait coller par-dessus!

 

 

Dans les dernières machines à écrire que j'ai possédées il y avait - comble du luxe et du confort - un second ruban blanc - qu'on appelait à volonté et qui refrappait l'erreur en blanc - donc l'effacait -

Elles avaient également une mémoire de deux pages! Le luxe!...

 

Les PREMIERES PHOTOCOPIES! 65 - 70 :

 

On avait un long tube de carton où on enfilait le document.

Il fallait en faire d'abord un négatif - puis on développait à l'ammoniac! Ca sentait bon!!! et ça prenait plusieurs minutes!

Toujours le Moyen-Age!

 

LE TELEPHONE je l'ai eu en 1963 dans ma chambre d'étudiant rue J.J. Rousseau. Je me souviens encore de mon premier numéro : CENtral 97 30 ! (On faisait les trois premières lettres et les chiffres). Puis rue des Ursulines je suis passé dans la famille téléphonique des MEDicis ! Ces numéros étaient très poétiques et avaient l'avantage de situer un peu géographiquement le quartier de notre correspondant : RIChelieu, MAIllot, PELletant, MENilmontant... etc, et on faisait le numéro par le célèbre cadran à trous.

Plus tard ces lettres ont disparues et on passa simplement à sept chiffres.

 

 

Le téléphone à cette époque était très bon marché. Je crois 10 ou 30 centimes de francs pour une conversation illimitée (moyennement un abonnement). Ca n'a pas duré ! Très vite on s'est mis à chronométrer les minutes mais ça restait très bon marché. Et quand on prenait un abonnement un appareil téléphonique nous était donné!

 

Les téléphones gratuits qu'on nous DONNAIT!

Les téléphones gratuits qu'on nous DONNAIT!

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

Maintenant je me demande comment je pouvais espérer faire une vraie carrière de comédien sans téléphone ! *

 

* En réalité j'ai bel et bien commencé une "vraie carrière de comédien" mais mai 68 a tout chamboulé, suivi par les aléas de la vie.

 

 

Il existait à cette époque (j'arrive à Paris en 1962) le service des « pneumatiques » dit aussi « pneus » qui étonne les jeunes de maintenant. C'était un VRAI circuit de tuyaux métalliques à air comprimé qui envoyait réellement et physiquement la lettre spéciale à la poste la plus proche de l'adresse indiquée. Ca mettait environ 10 min pour arriver mais c'était fiable et assez cher (5 Fr l'envoi je crois).

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

 

A chaque bureau de poste il y avait une petite boite aux lettres spéciale, marquée "pneus".

 

Voir aussi :

 

https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/1449517988427949/

 

 

« Mais comment faisiez-vous pour vous rencontrer à cette époque sans téléphone portable ?! » me demande récemment avec étonnement un ami de 23 ans !

Hé bien on se donnait RDV le matin par téléphone et on s'attendait mutuellement aux lieu et heure décidés ensemble. Si l'autre n'arrivait pas c'est qu'il s'était passé quelque chose et on s'appelait le soir pour avoir l'explication. Mais il y avait aussi « le quart d'heure » parisien (que je pratique toujours) : on s'attendait quinze minutes. Passé ce délai on partait et ce n'était ni un drame ni une source d'angoisse.

Evidemment on pouvait aussi appeler la province. Il fallait faire le 10 et on tombait sur une « demoiselle de la poste » qui nous branchait sur la ville et le numéro demandé. C'était plus cher.

Ensuite il y eut le « semi-automatique » où on arrivait directement sur le standard de la ville demandée. C'était moins cher.

Donc chaque numéro avait sept chiffres (en comptant les lettres). Ensuite ils en eurent huit (vers les années 1980). Il y avait un chiffre par département. Paris commençait par le chiffre 4 (mais le problème fut qu'un autre département commencait aussi par le chiffre 4!)

Puis vinrent les numéros à dix chiffres toujours actuellement utilisés.

 

Revenons vers les années 1975*

 

* mauvaise année pour moi surtout par absence de téléphone comme nous allons le voir.

 

 

Ayant déménagé – imprudemment – sans me rendre compte de la situation désastreuse des lignes téléphoniques de cette époque (gérées par les PTT**) j'arrive dans un appartement SANS téléphone ! Et je découvris avec horreur et désespoir que je ne pouvais espérer AUCUNE CREATION DE LIGNE (car mes lignes précédentes n'étaient pas à mon nom!)

1*Poste, télégraphe, téléphone.

 

 

 

 

- INCROYABLE ! Au cœur de Paris en 1973

IL ETAIT

IMPOSSIBLE D'AVOIR LE TELEPHONE !

Ca restait un luxe ! -

 

 

( à la lecture de cette page feu un vieil ami comédien m'écrit à cette époque avoir attendu le téléphone 5 ANS ! - en plein 18è! -

Vous voyez où on en était!)

 

 

Pendant 2 ou 3 ans j'ai vécu sans téléphone ! Mais comment ai-je fait ?!… ! Comment ai-je pu me laisser délaisser ainsi (car je pense maintenant qu'un simple certificat médical aurait débloqué la situation!)

Quand je me suis marié et que nous cherchions un appartement pour la future famille la situation était tellement catastrophique que je me souviens fort bien avoir cherché « une ligne téléphonique avec un appartement autour » ! Je me souviens très bien qu'à propos d'un appartement qui nous convenait très bien (à Saint Maur) m'étant renseigné – à la poste – sur la possibilité d'avoir une ligne téléphonique m'être entendu répondre « n'ayez aucun espoir » ! Et on était en 1978 !!!

 

Dans les années suivantes on a vu dans les rues de Paris des camionnettes publicitaires des PTT arborant fièrement : « création de milliers de lignes téléphoniques » ! Il était temps en effet…

 

Cependant des facilités téléphoniques avaient été créées par France telecom je crois.
Certes les cabines à sous existaient, dans les rues, sur les trottoirs, les lieux publics et les cafés mais c'était peu pratique. Il fallait avoir la monnaie. On voit très bien ça dans les films de cette époque.

Il y eut alors les cartes téléphoniques. Je ne parle pas des cartes rechargeables mais des cartes d'abonnés permanents et personnalisées :

 

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...
LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...
LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

Elles étaient gratuites (oui!). Avec un simple numéro personnel on pouvait appeler de n'importe quelle cabine publique ou ligne particulière, indéfiniment, et c'était automatiquement débité sur notre compte. Je m'en suis grandement servi. C'était vraiment une amélioration très pratique.

 

 

Il y a eu aussi le « renvoi de ligne » qui existe partout désormais.

 

 

Avant et pendant les cartes téléphoniques il y eut bien sûr les répondeurs enregistreurs. J'en ai eu plusieurs. Ils étaient gros, lourds et chers. Mais ça s'est bien simplifié et allégé par la suite. On écoutait les messages (sur K7) en rentrant chez soi.

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

Puis il y eut les répondeurs enregistreurs interrogeables à distance. Ca a toujours été plus ou moins foireux. Il fallait émettre un bip sur le micro du téléphone appelant pour déclencher la lecture des messages. Ca c'est amélioré par la suite : on pouvait effacer, faire marche arrière, transformer l'annonce, tout ça à distance mais ça n'a jamais été ni simple ni pratique.

 

Mais la vraie vie en communications téléphoniques commenca vraiment avec les portables.

Pour les tout premiers portables, (1990?) il fallait être dans une zone d'émission, lesquelles étaient signalées par des bandeaux jaune et bleu, je crois, collés sur les pylônes et les réverbères. On en voyait encore des restes jusqu'à ces années dernières. Il fallait être au-dessous pour que ça fonctionne ! Je n'en ai jamais eu.

Ils s'appelaient BE BOP et étaient totalement inutiles vu la pauvreté des réseaux!

 

https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/1704408502938895/

 

 

Avant les répondeurs il y avait le service des « abonnés absents », service payant des PTT où on prenait, pour nous, les messages.

Bien sur il y avait le service des télégrammes1. C'était plus cher mais plus rapide que le « pneu » et on venait vous l'apporter à domicile. Plus tard on nous en téléphonait le contenu.

 

Pour le courrier il y avait TROIS services par jour ! le matin, vers midi (c'était les journeaux) et une dernière le soir.

 

 

 

 

*

 

Je n'évoque pas l'arrivée du FAX qui fut si pratique mais complètement obsolète dès l'arrivée d'internet.2

 

Je ne peux pas passer sous silence le MINITEL qui fut une tentative originale d'un petit internet national et Français. Ca a très bien fonctionné et jusqu'à ces dernières années encore! - je ne me suis débarassé du mien il n'y a que quelques années ! -

Internet l'a écrasé évidemment. Mais c'était une réalisation honorable...

 

 

 

Oui, j'ai tout à fait l'impression d'avoir vécu le plus gros de ma vie active et adulte au Moyen-Age avec si peu de moyens de communication !

 

Je ne développe pas le paradoxe actuel qui fait que trop d'informations a tué l'information et que les gens ne se parlent plus, ne s'écoutent plus… Ne se croient plus !… Mais ceci est une autre histoire.

1Qui existe toujours paraît-il ?!

2Pour envoyer trente fax il fallait presqu'une demi-journée ! J'ai connu ça au Palais de la découverte.

 

Le problème des vieux (comme moi) :

 

Ma mère (décédée en 2001) n'a jamais compris les voix synthétiques. Quand je lui expliquais, ça lui faisait peur. Elle leur parlait, elle leur répondait et elle se disputait même avec ! Quelques années avant sa mort elle m'a dit un jour « je me suis fait disputer par les demoiselles de la poste ! » J'ai eu beau lui expliquer qu'il n'y avait ni demoiselle ni poste !

 

Quant à moi j'ai quand même eu la chance de démarrer assez tôt en informatique. Vers cinquante ans. Mais m'y suis-je vraiment mis ?! Est-ce entré dans mon subconscient ? Dans mes réflexes ? Je n'en suis pas certain à 73 ans !

Durant mes dernières années d'activités au Palais de la découverte (2003 2004) alors qu'internet était déjà entièrement installé, je me souviens fort bien que lorsqu'on se posait une question en astronomie, tandis que mes collègues, tous plus jeunes que moi, avaient déjà trouvé la réponse par internet, j'en étais encore à me demander dans quel LIVRE j'allais trouver la réponse !

 

A présent, en 2016 ce réflexe internet est acquis – peut-être trop ! - Mais je n'oublie pas le plaisir des LIVRES !

 

 

 

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

Voilà l'évolution de la communication au cours de ma vie des années 50 à aujourd'hui.

Et ça prenait beaucoup de temps ! On faisait attention, on lisait, on écoutait, on était à l'affût!...

 

Qu'en est-il aujourd'hui?

 

Et qu'est-ce qui VOUS attend demain...?

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

 

 

*

 

 

La communication c'est aussi les déplacements !

 

Voici de petits souvenirs adjacents et agaçants,

les tickets de transports  de la RATP :

 

 

 

 

Je suis si vieux que les tickets de bus des années 60 ne sont même plus dans les archives de la RATP!

Quand j'arrive à Paris (oui! en août 1962 - c'est la préhistoire!) Tout de suite j'ai été choqué par l'absurdité des transports par bus.

C'était des billets différents des tickets de métro!

 

Ils étaient longs et fins et ça dépendait de la distance! Il y avait des sections. Et c'était deux tickets par section!

Voilà tout ce que j'ai trouvé s'en rapprochant le plus :

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...
LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

 

 

 

Les sections ce n'étaient pas comme les zones actuelles. Pour traverser Paris en bus il y avait plusieurs sections! Ca coûtait cher!

Autres détails : dans chaque bus il y avait deux agents : le conducteur et le poinçonneur !

 

Celui-ci avait une sorte de moulin sur son ventre :

 

 

 

 

 

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...
LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

 

 

on y introduisait les tickets et avec un bruit très particulier que j'ai toujours dans les oreilles on imprimait quelques chiffres dessus.

 

C'est la seule façon de comprendre cette phrase de Raymond Queneau tirée des "exercices de style" : "il moud les tickets sur son ventre et y imprime une petite musique".

 

Je vous parle d'un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître!...

 

Ces tickets ont disparus assez rapidement pour être enfin remplacés par les mêmes tickets que ceux du métro !

 

 

Les arrêts de bus, eux, étaient très peu visibles avec bien peu de renseignements...

On était censé connaître la ligne qu'on empruntait (d'ailleurs il y avait peu de monde)!

 

Voilà ce qui jadis (donc vers 1963) comment était signalé un arrêt de bus !

 

 

Pour le métro (et j'écris pendant les grandes grèves de 2019!) une ligne était (et est toujours) spéciale. C'était la ligne dite "Nord-Sud", l'actuelle ligne 12, (elle est caractérisée par une décoration, sur toute la ligne, en forme de vagues.)

 

Au début elle ne dépendait pas de la RATP. C'est pour ça qu'elle croise la ligne 9 sans correspondance - enfin on a tenté de faire correspondre ces 2 lignes entre St Lazare et St Augustin mais c'est une correspondance très longue, qui n'a pas de succès et qui je crois a été supprimée - et cette ligne 12 croise aussi la ligne 4 à la station Rennes, sans correspondance non plus.

 

Ci-dessous : la preuve de tout ce que je vous raconte! (le ticket a dû être acheté Porte de St Ouen...)

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...
LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...
LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...
LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

METRO - année 30

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

 et les banquettes de 1è étaient plus confortable que celles de secondes!

 

Il y avait des 1è classe et chaque ticket était utilisable deux fois !

poinçonnés comme dans la chanson : "le poinçonneur des Lilas"!

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=f8PrD6FnSbw

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis vint le premier RER qui commençait à Nation et dont les tunnels avaient été creusés par cette énorme machine :

 

 

 

LA COMMUNICATION telle que je l'ai vécue...

 

Mais le réseau "urbain" reste, avec toute sa poésie!

 

 

 

Petite histoires et péripéties du métro :

 

https://youtu.be/XhTNuDA7_d0

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Published by bernardcousin

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